Recherche

Images aléatoires

Mardi 2 septembre 2008

Chers lecteurs , je vous expose mon nouveau projet :
J'entame la réalisation de 2 arbalètes en bois , en ITAUBA (densité environ 0,8kg/dm3) lamélé/collé , longeur du fût 90.
Je souhaite réaliser 2 arbalètes différentes , dans la même longueur .
Matériaux:
- 3 lames de terrasses en ITAUBA rénurées sur les 2 faces . (LEROY MERLIN ,Lorient )
- Colle BOSTIK Polyuréthane monocomposant , spécial bois exotique
- 1 litre d'acétone (pour dégraissage des lames avant collage ou vernissage)
- mécanisme RAYO (Chasse-sous-marine.net)

En plus d'éditer pas à pas l'avancement du projet , j'ajouterais également les temps de main d'oeuvre , temps réalisés grâce à un outillage adapté et performant .

1. Usinage du bois .
Mes lames font 90mm de large , 2,5 d'épaisseur , sur une longueur de 2,1m.
Un coup de scie pour les réduire à 1,30m . Les grandes longueurs donneront les fût , les plus petites seront utilisées pour réaliser les crosses .
Compter 15 minutes .

Un petit passage sur la scie circulaire pour déligner les lames en 2 ( pas tout à fait 50/50 , vous verrez pourquoi )
Compter 30 minutes avec les réglages .


Rabotage des 2 faces rénurées sur chaque nouvelles lames
Compter environ 1 heure avec les réglages



Cette partie-ci est terminée ... compter 1h45min et pas mal de copeaux


2. Collage du fût
La lame centrale est recoupée à 105cm afin de ménager la future place du mécanisme et de la crosse
Ponçage fin des faces à encoller , puis dégraissage à l'acétone .

Afin d'éviter les défauts , je procède en 2 étapes .
1ère étape , collage lame extérieure sur lame centrale , mise en place des serre joints avec cales sur une rêgle en aluminium pour une rectitude parfaite .Séchage 12 à 24h . Eliminer les bavures de colle au ciseau à bois bien affuté + papier de verre .
2ème étape : collage de la deuxième lame extérieure sur la lame centrale + serres joints , etc , etc ...



Collage terminé : Compter 30min de mise en place à chaque étape , soit 1h de main d'oeuvre (le temps de séchage n'est pas compter )

3. Rectification du fût :
(désolé , pas de photos pour cette étape .... j'ai oublié)

Grâce au procédé que j'utilise pour le collage (collage plaqué contre une grosse rêgle aluminium) , je n'ai que deux faces à rectifier : le dessus et le dessous du fût .
Il est tout à fait possible de le réaliser au rabot mais je préfère utiliser une défonceuse avec une grosse fraise plate , en réalisant un guide des deux côtés du fût avec les mêmes rêgles aluminium .( Pour illustration , voir photo du guide flêche )
Réctification d'une face puis l'autre avec ce procédé .

Compter 10 minuntes de réglage et mise en place et 5 minutes d'usinage pour chaque face = 30 minutes (large)

4. Réalisation du guide flêche : 

Une rêgle en aluminium (toujours la même) est plaquée de chaque côté du fût et maintenu en place avec des serres-joints , ce dispositif servira de guide . J'utilise alors une fraise triangulaire montée sur une défonceuse , ne portant que sur les rêgles/guides . Il est préférable de commencer par faire de petites passes d'outil peu profondes pour en ajuster l'alignement au centre du fût .
Parcequ'une photo vaut mieux qu'un grand discours :

Compter 15 à 20 minutes de réglages et mise en place + 5 minutes d'usinage = 25 minutes

5. Intégration du mécanisme :

Réaliser les usinages nécessaires pour insérer le mécanisme à sa place , flêche posant dans son guide flêche et engagée dans le mécanisme .
Pour ce projet , j'ai dû élargir à la râpe  : +1mm de chaque côté .

 

Compter 15 minutes d'ajustement .


6. Perçage de la tête , passage des sandows :

J'ai réaliser les perçages pour le passage des 2 sandows avec une mêche plate de 20 mm .Mais , une mêche de 18 aurait pu faire l'affaire ... 
J'ai utiliser une perceuse sur colonne (fortement recommandé) 
J'ai positionner mes perçages de sorte qu'ils ne débouchent pas dans le fond du guide-flêche , et je les ai décalé pour éviter un chevauchement des sandows .
 

Sur cette photo , on peut également voir l'ébauche de la forme de la tête et du fût .

Compter 10 minutes de tracés , 5 minutes de perçage .= 15 minutes


6. Collage de la crosse :

Procéder de la même façon que pour le fût .

Je vous conseille de prendre votre fusil préféré comme modèle pour l'angle crosse/fût , et de prévoir des pièces de bois permettant de réaliser cet angle !








 
La crosse peut être réaliser dans du bois massif car elle craint moins les contraintes du fait de sa faible longueur , elle ne risque pas de cintrer .
Les 3 parties de la crosse peuvent être découpées (à la scie sauteuse par exemple) avant collage .



Bloquer la pièce interne à sa place dans l'aménagement du fût avec un serre joint , en utilisant un morceau de film polyéthylène (bâche de protection peinture) pour ne pas coller au fût .  Puis coller chaque côté l'un après l'autre.
(je vous recommande d'attendre le séchage du premier collage avant d'attaque le second)


Compter 20 à 30 pour usinage des pièces à coller , +10 minutes de mise en place pour chaque collage .
Pour déterminer l'angle de la crosse , largueur , etc ... j'ai pris une bonne 1/2h .... allez, je vous la compte aussi !
1h20 ...

 ... to be continued 




 




 



Par Math'lantic - Publié dans : MATERIEL , BRICOLAGE , REALISATIONS PERSONNELLES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 2 juillet 2007

Sécurité

La chasse sous-marine n'est pas une pratique "à risque" en elle-même .

Ce sont les praticants qui , soit par méconnaissance , soit par insoucience ou indifférence , ne prennent la mesure de leurs agissements ou l'importance de leur l'équipement ; font de cette discipline un potentiel danger , et participent aussi à la mauvaise image que véhicule la CSM .

Comportement à risque :

La réglementation est relativement logique en ce qui concerne les dangers rencontrés en CSM .

- Se tenir à distance des engins de pêches (casiers , filets , palangres , etc ...)  et zones "portuaires" ( y compris corps-morts sauvages , bateaux au mouillage ) . Interdiction de pratiquer dans les zones de baignade , etc ...

cette réglementation en mise en place dans un seul but , éviter que le chasseur sous-marin ne se retrouve confronter au danger d'une hélice de bateau , d'une quille , de se retrouver "coincé" sous une coque , à un orin de corps-morts , un filet , un casier ; eviter qu'il ne vienne chasser dans les zones où il pourrait rencontrer des dangers et devenir un danger pour les autres .

- Les embarcations n'ayant elles-mêmes pas le droit de s'approcher à moins de 100m d'un pavillon de plongueur ( pavillon alpha , ou diagonale , ou croix de saint andré ).

Encore faut-il que la signalisation soit suffisante et explicite pour être vue .

Chasser à plusieurs est également un gage de sécurité , pour peu que cette sécurité soit bien employée : la chasse à 2 par exemple n'est efficace sur le plan sécuritaire que si les 2 chasseurs ne se perdent pas de vue , et qu'ils procèdent en alternance à la surveillance par l'un de la descente de l'autre , se tenant ainsi prêt à intervenir en cas de problème .

Une bonne connaissance du "coin" permet de minimiser les risques ; en effet , une prise de connaissance des courants , reliefs mais aussi des conditions météo , horaires et coefficients de marées permettent au praticant de savoir quelles vont être les conditions marines et donc d'adapter son parcours et ses objectifs en fonction d'elles .

Le matériel :

Un matériel inadéquat ou mal utilisé est une source toute aussi importante de dangers . Même l'équipement proposé par les fabricants ne répondent pas toujours aux critères de sécurités que nous devons respecter . Par exemple , la plupart des baudriers de lestage proposés sur le marché sont conçus avec un passant ou un scratch pour y fixer la ceinture de plomb , certains de ces passants possèdent un larguage rapide (type boucle de sac à dos) . Avec ces systèmes et dans le meilleurs des cas (celui où il y aurait un larguage rapide sur la liaison baudrier/ceinture) , en cas de problèmes au fond avec une nécessité de larguer tout ou partie du lestage , on se retouve à devoir faire plusieurs manipulations , larguage ceinture puis désaccoupler ( dans son dos) la liaison baudrier/ceinture . A savoir que lors de la survenue d'un évenement de cet ordre en apnée , seuls les reflexes dits de survie demeurent .

Les solutions sont aussi simples qu'évidentes :

- Ne pas lier la bouée (ou planche) à la ceinture , utiliser un plomb ou un grappin que l'on peut poser au fond lors des phases de chasse (agachon , coulée , indienne) et coincer dans la ceinture lors des déplacements en surface . Ceci représente un évident gain de sécurité mais aussi d'aisance sous l'eau .

- Toujours avoir sur soi un couteau bien éguisé , pour trancher sans difficulté le moindre cordage qui viendrait géner vos mouvements . Le couteau peut se porter au bras , au mollet , à la cuisse , au baudrier ... certains chasseurs utilisent même 2 couteaux

-Adapter le matériel à votre pratique , le modifier si nécessaire . Ceci s'applique essentiellement au lestage . Tout lestage ( à part peut être les plombs de cheville ) doit pouvoir être larguer en quelques secondes , par le minimum d'opérations possibles . Garder bien en tête qu'en cas de danger , il vaut mieux avoir à larguer une boucle que 2 ou 3 , ou denouer un lien , ou defaire une manille ou un mousqueton etc ...

-Opter pour une signalisation claire et efficace . Banir les bouées sans fanions , invisibles pour les plaisanciers par mer formée . La planche , plus visible , doit tout de même disposer d'un fanion hisser sur un "mât" .Elle possède en plus l'avantage d'offrir un poste de repos en cas de coup de fatigue , d'où une sécurité accrue .

-L'accroche-poisson doit être placé plus favorablement à la bouée , s'il est placé à la ceinture , la longueur du fil ne doit pas lui permettre de faire le tour complet de la taille du chasseur .

-Vérifier l'intégrité de l'ensemble de votre matériel , remplacer le si necessaire . Ex : les sandows peuvent présenter une zone d'usure au niveau des bagues = risque de rupture lors de la mise en tension (chargement) , risque de blessure ; les obus peuvent également présenter un certain danger s'ils reviennent brusquement dans les doigts , etc ...

Il y aurait encore beaucoup de choses à ajouter pour optimiser la sécurité lors de la pratique de la CSM . Une seule chose est sûre , la sécurité du chasseur et de son entourage (coéquipier , autre chasseur , baigneur , plaisancier , etc ...) prime sur tout le reste .

Bonne chasse à tous !

Par Math'lantic - Publié dans : GENERALITES SUR LE BLOG
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus